Le retard du CLARITY Act, un cadre fédéral proposé pour la réglementation des stablecoins, a approfondi le fossé entre l'avertissement de Wall Street concernant 6 600 milliards de dollars en stablecoins et la position concurrente de la Maison-Blanche sur la manière dont les actifs numériques indexés sur le dollar devraient être régis.
La législation sur les stablecoins devait progresser au sein de la Commission bancaire du Sénat ce printemps. Au lieu de cela, les négociations sur la Facture de crypto-monnaie ont stagné après que les grandes banques ont rejeté une proposition de compromis de la Maison-Blanche sur la supervision des stablecoins.
Cette stagnation laisse le marché des stablecoins, que les partisans du CLARITY Act cherchaient à soumettre à une charte fédérale claire, fonctionner sans règles actualisées. Pour les observateurs des politiques qui suivent des initiatives comme le Bitcoin Act de 2024 et les démarches législatives connexes, le retard signale que même les projets de loi bénéficiant d'un élan bipartisan peuvent perdre de la vitesse lorsque les intérêts bancaires et les priorités du pouvoir exécutif entrent en collision.
Le membre de rang du Comité bancaire du Sénat, Tim Scott, a publié une déclaration sur le marquage de la structure du marché, soulignant que les désaccords sur la portée et les dispositions relatives au rendement restent non résolus. Sans date de marquage programmée, le CLARITY Act fait face à un calendrier indéfini.
Les grandes institutions financières ont averti que la croissance non réglementée des stablecoins pourrait atteindre 6 600 milliards de dollars en circulation, créant un risque systémique pour le secteur bancaire traditionnel. La préoccupation se concentre sur la fuite des dépôts : si les émetteurs de stablecoins offrent des rendements similaires à ceux des banques sans réglementation au niveau bancaire, les dépôts des consommateurs pourraient migrer hors du système bancaire à grande échelle.
La Maison-Blanche a directement reconnu cette tension. Un document de recherche de la Maison-Blanche sur les effets de l'interdiction du rendement des stablecoins sur les prêts bancaires a examiné si l'interdiction du rendement sur les stablecoins protégerait la capacité de prêt des banques ou pousserait simplement l'activité vers l'étranger.
Cette recherche a formulé le débat comme un compromis : interdire le rendement pourrait préserver les dépôts bancaires, mais pourrait freiner l'innovation et orienter l'activité des stablecoins vers des juridictions aux règles plus souples. Le chiffre de 6 600 milliards de dollars représente la limite supérieure de ce que les analystes institutionnels prévoient que le marché des stablecoins pourrait atteindre si l'adoption continue sur sa trajectoire actuelle sans garde-fous fédéraux.
Le désaccord fondamental est structurel. La position de Wall Street, telle que reflétée dans le lobbying par des groupes comme le Bank Policy Institute, favorise des exigences strictes pour les émetteurs qui maintiendraient l'activité des stablecoins liée au cadre bancaire existant. Le BPI a soutenu que les émetteurs de stablecoins devraient faire face à des normes de réserves et de capital comparables à celles appliquées aux institutions collectant des dépôts.
La Maison-Blanche, en revanche, a exploré un cadre qui permettrait aux émetteurs non bancaires d'opérer sous une charte fédérale avec des exigences allégées, à condition qu'ils respectent les normes de transparence des réserves. Les propres orientations du Département du Trésor ont signalé une ouverture à une base d'émetteurs plus large, la plaçant en opposition avec l'approche préférée du lobby bancaire.
Le retard du CLARITY Act accentue cette division. Sans avancée législative, aucune des deux parties n'obtient la certitude réglementaire qu'elle souhaite. Les banques ne peuvent pas verrouiller les protections contre la concurrence des dépôts, et les émetteurs de stablecoins ne peuvent pas obtenir la légitimité fédérale qui permettrait l'adoption institutionnelle.
Pour les observateurs qui suivent la manière dont la résistance à la censure et la souveraineté monétaire s'entrecroisent avec la politique fédérale, l'impasse illustre un schéma familier : l'innovation dépassant la réglementation, avec des intérêts concurrents comblant le vide.
Le prochain jalon concret est de savoir si le Comité bancaire du Sénat reprogramme un marquage avant la pause d'août. S'il ne le fait pas, le CLARITY Act pourrait glisser jusqu'en 2027, laissant le marché des stablecoins, et les tensions qui l'entourent, non résolus bien jusqu'à l'année prochaine. Les mouvements dans des domaines adjacents, comme l'activité des grands portefeuilles Ethereum, continueront de souligner l'ampleur du capital opérant déjà en dehors des circuits bancaires traditionnels.
Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier ou d'investissement. Les marchés des cryptomonnaies et des actifs numériques comportent des risques significatifs. Faites toujours vos propres recherches avant de prendre des décisions.


