Le Fonds public d'investissement saoudien a lancé sa plus grande vente d'obligations à ce jour, alors que ce mastodonte de la richesse souveraine cherche à maintenir ses dépenses de développement malgré la guerre contre l'Iran.
Le PIF, qui contrôle plus de 900 milliards de dollars d'actifs, a levé 7 milliards de dollars de dette jeudi lors de sa première émission obligataire depuis le début du conflit.
L'émission se composait de tranches à trois ans, sept ans et 30 ans, qui ont été plus de trois fois sursouscrites.
Elles seront cotées sur le Marché international des valeurs mobilières de la Bourse de Londres, selon Zawya, une organisation de presse affiliée au LSE.
Les spreads obligataires, indicateur de la solvabilité de l'émetteur, se sont resserrés de 130 à 170 points de base au-dessus des bons du Trésor américain à 95-99 points de base, témoignant d'une forte demande des investisseurs.
Cette opération fait suite à la vente par le PIF de 2 milliards de dollars d'obligations islamiques à 10 ans en janvier, dont le prix avait été fixé à 85 points de base.
La dernière émission a reçu respectivement les notes Aa3 et A+ des agences de notation Moody's et Fitch.
L'Arabie saoudite a indiqué son intention d'augmenter ses emprunts pour financer les projets de développement de la Vision 2030. Le ministère des Finances a prévu un déficit de 165,4 milliards de SAR (44 milliards de dollars) pour l'exercice fiscal 2026.
Le budget n'inclut pas les dépenses du PIF.
Au premier trimestre de l'année, le ministère a enregistré un déficit record de 126 milliards de SAR en raison d'une hausse des dépenses liées à la guerre.
Malgré le conflit, le PIF a déclaré son intention de continuer à investir dans la poursuite des objectifs de la Vision 2030. Le mois dernier, il a annoncé une nouvelle stratégie accordant une plus grande place à l'implication du secteur privé et à l'amélioration du rendement des investissements.


